Pagans Hyperboréens

Harbard le passeur, mythologie Judaïsée Vs authentique tradition Hyperboréenne

 

Le Harbarthsljoth est un poème du Codex Regius (edda poétique) où il suit le
voyage de Skirnir. La mythologie officielle, qui est censée être la mémoire écrite de l’ancienne tradition (forn sidr), a été modifiée à la convenance de l’église judéo-romaine à des fins de domination et de contrôle de la population par l’installation de leur religion chrétienne dogmatique. Heureusement, il nous reste la tradition Orale, cette mémoire vivante qui est passée pendant des générations de grand père à petit fils, de grand-mère à petits enfants, et qui est parvenue jusqu’à nous. Voici la version originale du mythe d’Harbard le passeur issu de la mémoire vivante :

Harbard le passeur.

Version authentique issue de la poignée de transmissions orales Hyperboréennes ayant survécu jusqu’à nos jours :

 

En pleine découverte de Midgard.

Le jeune Thor prince d’Asgard, 

Voyage le long d’une grande rivière.

Il croise un voyageur qui partage sincère.

 

La connaissance d’un passeur de guet !

Harbard est son nom l’idée plaît.

Thor déteste l’eau et aime rester sec.

A sa vue commence alors la discussion, infecte !

 

Thor :

« Eh toi là bas homme, es tu le passeur ?

Harbard est ton nom, fait vite, de la vigueur ! »

Harbard :

« C’est bien mon nom et je suis passeur !

Tu exiges que je te passes avec fureur ! »

 

Thor :

« Je suis le puissant Thor fils d’Odin

Fait vite je veux passer avant le matin ! »

 

Harbard :

« Je suis Harbard fils de personne.

Je suis le passeur que nul n’impressionne ! »

Thor :

« Je suis Thor mari de Sif prince d’Asgard

J’ai vaincu nombre de géants vieux braillard !

Presse toi fais moi passer le guet

Et tes parole j’oublierais je te promets ! »

Harbard :

« Je suis Harbard mari du fleuve je suis le passeur

De nombreuses femmes m’ont octroyé douceur.

Aucun homme ni dieu n’ont fait assez d’exploits

Pour que le grand Harbard change ses propres lois !

 

Thor :

J’ai tué Hymir lors de la pêche miraculeuse !

J’ai soulevé le serpent géant à la tête hideuse !

Et toi Harbard le passeur de guet ,

Pendant ce temps là qu’as tu fait ?

 

Harbard :

J’ai conqui le cœur de neuf belles vierges !

Elles aussi ont soulevé  un serpent, mon immense verge !

Pendant toute une nuit elles se sont relayées !

Même les pucelles des monstres peuvent lever !

Voyez moi comme l’homme le plus féroce

Depuis la mort de Hrungnir à l’incroyable force !

 

Thor :

Etais-je une pucelle lorsque  j’ai affronté

Et tué Hrungnir géant au poing de pierre !

Je l’ai vaincu et fait tombé le sol a tremblé !

Je suis le grand Thor, Jord est ma mère !

Et toi Harbard le passeur de guet,

Pendant ce temps la qu’as tu fait ?

 

Harbard :

Je siégeais au Thing, le plus sage je me suis montré.

J’ai pu convaincre qu’on me laisse m’allonger

A coté de sept beautés, j’ai pu recueillir leur désir.

Toute la nuit nous nous sommes donné du plaisir !

Et toi Thor le grand et le puissant
Que faisais tu pendant ce doux moment ?

 

Thor :

Je combattais les sortilèges des sorcières

Transformées en Louves elle mangeaient l’esprit

Mais moi puissant Thor le valeureux le fier.

Mon marteau eut raison de ces femmes perverties !

Et toi Harbard le passeur de guet ,

Pendant ce temps la qu’as tu fait ?

 

Harbard :

Puissant Thor assassin de femmes, je ris !

L’exploit est faible comparé à celui-ci !

J’eus affronté un puissant géant sorcier !

Par la ruse j’eus obtenu son bâton enchanté !

Un cadeau qu’il m’offrit par ma tromperie.

Avec celui-ci je le vaincu et corrompu son Esprit.

Et toi Thor le grand et le puissant
Que faisais tu pendant ce glorieux moment ?

 

Thor :

Dit moi Harbard récompenses tu toujours ainsi

Celui qui t’offre et te donne, par tes viles maléfices ?

Curieuse est ta loyauté et solitaire doit être ta vie !

Honte sur toi d’utiliser tromperie et malice !

 

Harbard :

Le chêne prend racine dans le bois mort

Le bois mort devient terre c’est notre sort.

Ainsi s’en va la fortune des uns

Tourne pour l’autre chaque matin !

Mais je repose ma question

A moins que cela soit le signe de l’abandon.

Et toi Thor le grand et le puissant
Que faisais tu pendant cet audacieux moment ?

 

Thor :

Je ne recule jamais même dans la guerre de l’Est

Lorsque d’innombrables Géants marchaient vers l’ouest.

Mjollnir ne fut jamais autant recouverte de pourpre !

Grâce à moi chaque homme eut le courage en poupe !

J’ai repoussé tout ces géants par ma seule force !

Je suis Thor le puissant rien n’est plus féroce !

 

Harbard :

Courageux sont ces hommes moi aussi j’y étais

Je n’avais que mes  propres poings.

Mais toi, du courage, je doute que ceci était.

Tout le monde le dit et se rappelle du gamin !

Celui qui de terreur mit sa main dans un gant.

Même un enfant avec telle magie serait grand.

 

Thor :

Il suffit misérable veux tu que je vienne a toi !

Mjollnir a soif et d’un coup elle t’aplatira !

Attention je traverse ! Tu vas voir vieille barbe hirsute !

Je ne suis pas dieu que l’on insulte !

 

Harbard :

Je t’en prie grand et puissant Thor.

Je vais te dire ce que j’ai su en revenant de guerre

Garde tes forces pour les choses importantes et sincères.

Comme pour l’amant de Sif qui toutes les nuits te fit tord !

 

Thor :

Il suffit ! Voit ma puissance homme et vient cette fois

Me faire passer sinon le deuxième coup est pour toi.

 

Un éclair s’abat à coté du passeur.

Manquant de peu de le tuer !

Sans dire un mot il se mit à ramer

Pendant que Thor lui promet avec coeur.

D’oublier l’affront qu’il lui a fait.

Thor monte dans la barque, Harbard baisse les yeux.

Il rame entre deux rives jusqu’au milieu !

 

Harbard :

Vous avez oublié Grand et puissant Thor ?

Ce que je vous ai dit c’est que j’évite la mort !

 

Thor :

Rame vite ou ma colère s’abattra sur toi !

N’aie pas ce sourire revanchard et narquois !

 

Harbard jetant les rames à l’eau :

 Tout ce que j’ai dit n’est pas tout à fait la vérité.

Vous n’êtes ni grand ni puissant, Sif est aimée

Non pas par un mais par trois amants dans votre halle !

Je suis Harbard le pouilleux  le sale !

Et toi Thor le plus fort le plus grand !

Harbard t’ordonne de nager maintenant !

 

Thor lève mjollnir il va aplatir Harbard au fond du bateau !

Mais ce dernier disparait dans une nuée de corbeaux !

Le gros marteau de guerre perce le petit navire.

L’eau s’engouffre et Thor va le maudire !

 

Sur le rivage la nuée de corbeaux se rassemblant

Laisse apparaître Odin sur la grève.

Il aura une phrase pour son fils nageant

« Que l’eau glacée et ta colère fasse trêve. »

C’est ainsi que Thor le puissant apprend !

Belle leçon d’humilité : la magie contre le glaive.

Odin se tient les côtes et ses rires raisonnent encore 

Dans les bruits des rivières et de l’eau qui jamais ne dort !

 
 
Et voici maintenant la version écrite judéo-christianisée qui fût admise par Rome :
 

1
Qui est donc ce compagnon là-bas sur la lointaine rive d’où le glas a résonné ?

2 (Le passeur)
Quelle sorte de paysan là-bas braille ainsi au-delà des eaux ?

3 (Thor)
Embarquez-moi sur l’autre rive, je vous préparerai le déjeuner du matin en pour ;
Un panier je porte au dos, et il contient la meilleure des nourritures ;
Moi j’ai déjà mangé à satiété de la demeure d’où je suis parti,
Et me voilà chargé abondamment d’harengs et porridges.

4 (Le passeur sinistre)
De vos exploits matinaux vous êtes fier mais de l’avenir vous ne savez rien ;
Lugubre est désormais la Halle du retour, votre mère, je pense, y étant morte !

5 (Thor effondré)
Ce que vous venez de dire maintenant est certainement pour tous
La plus grande des peines de savoir ainsi sa mère morte.

6 (Le passeur change de propos)
Les trois bâtiments d’une ferme vous ne semblez même pas, je pense, posséder ;
Vous êtes là nus pieds portant des habits de mendiants,
Sans même avoir le moindre outils !

7 (Thor se reprend)
Naviguez-moi par barque jusqu’à rejoindre la terre que je vous désignerai ;
Mais quel est donc l’armateur à qui vous gardez le bateau sur ce rivage ?

8 (Le passeur)
C’est Hildolf qui me l’a offert,
Un héros plein de sagesse ; Sa Halle se tient au glas de Rathsey.
Il m’a en retour demandé de ne pas y mener brigands ou voleurs de chevaux,
Mais seulement les hommes dignes et ceux auxquels je prête confiance.
Dites-moi votre nom pour mériter le passage jusqu’à ce glas.

9 (Thor s’y emploie)
Mon nom en effet je vous dirais, bien que je sois ici en danger,
Ainsi que mon lignage ; Je suis le fils d’Odin,
Le frère de Meili et le père de Magni,
Le plus puissant des Dieux ; Avec Thor vous parlerez désormais
Et maintenant je vous demanderais à mon tour votre propre nom !

10 (Le passeur rend la politesse)
Je me nomme Harbarth, et rarement je dissimule mon nom.

11 (Thor intrigué)
Pourquoi devriez-vous dissimuler votre nom si on ne vous cherche point querelle ?

12 (Harbarth amusé)
Mais des disputes j’en ai eu, telle la nôtre
Qui n’en est pas la moindre, et je dois préserver ma vie,
Jusqu’à ce que mon sort soit funestement décrété.

13 (Thor agacé)
De grands troubles adviendront si je dois vous rejoindre
En pataugeant à travers les eaux et mouillez ma personne ;
Au misérable je ferais payer les railleries
Si je parviens jusqu’au glas !

14 (Harbarth théâtral)
Ici je me tiendrais vous attendant alors ;
Vous ne trouverez pas d’Homme plus féroce depuis la mort de Hrungnir !

15 (Thor sans peurs)
Je serai trop heureux de vous narrer comment j’ai combattu Hrungnir,
L’Hautain-Géant dont la pierre était faite de pierre ;
Je l’ai alors fait chuté et il s’est étalé devant moi.
Alors Harbarth, que faisiez-vous donc pendant ce fait d’arme ?

16 (Harbarth fier)
Cinq pleins hivers j’ai passé avec Fjolvar
Demeurant sur l’île que l’on nomme Algrön ;
Nous avons pu combattre et faire chuter bien des tueurs,
Beaucoup nous cherchant querelles ; Enfin nous avons pu conquérir de nombreuses Vierges.

17 (Thor intéressé)
Comment vous vous y êtes donc pris avec ces femmes ?

18 (Harbarth de nouveau amusé)*
Pleines de vies ces femmes seraient pour nous si elles étaient sages ;
Pleines de sagesse ces femmes seraient pour nous si elles se trouvaient être ainsi ;
Sinon comme des cordes de sable elles onduleraient sous le vent
Où creuseraient jusqu’aux abysses de la plus profonde des vallées.
Plus sage que tous je suis de conseils au Thing,
Et je pus convaincre de m’allonger entre ces sept sœurs.
De chacune alors j’obtins les grâces de grands plaisirs !
Alors Thor, que faisiez-vous donc pendant ce doux moment ?

19 (Thor ne s’en laisse pas compter)
J’ai fait chuté Thjazi, le féroce Géant,
Et j’ai projeté les yeux du fils d’Alvadi
Dans les cieux lumineux au-dessus ;
De mes œuvres, ce fait en est le plus haut,
Chaque Homme pouvant depuis en voir les marques célestes.
Alors Harbarth, que faisiez-vous donc pendant cet exploit ?

20 (Harbarth renchérit)
Moult sortilèges de charmes j’ai appris de celles chevauchant par nuit,
Les envoûtant moi-même en les volant à leur mari ;
Je me rappelais également d’Hlebarth, un Géant brutal :
Son bâton enchanté il m’offrit comme un don,
Et avec je lui fis perdre ses esprits !

21 (Thor renfrogné)
Récompensez-vous donc toujours ce qu’on vous offre par de tels maléfices ?

22 (Harbarth amoral)
Le chêne prend sa force sur les copeaux d’un autre ;
En cela chacun doit se fier pour sa bonne Fortune !
Alors Thor, que faisiez-vous donc pendant ces subterfuges ?

23 (Thor plus noble)
Vers l’Est je suis allé, repoussant du monde des Géants
Leurs maudites femmes alors en sortant des montagnes ;
Et en grande masse seraient venus ces monstres si tous étaient encore vivants :
Aucun Homme ne vivrait plus sur les terres de Midgard !
Alors Harbarth, que faisiez-vous donc pendant cette bataille ?

24 (Harbarth toujours cruel)
A Valland j’étais et les Guerres j’ai provoqué,
Les Princes j’ai irrité et jamais n’ai apporté la Paix ;
Les nobles qui meurent au combat sont alors pour Odin
Et la race des Thralls pour Thor !

25 (Thor révulsé)
Alors vous offrez bien injustement le sacrifice de ces Hommes aux Dieux,
Du moins si d’un tel pouvoir vous êtes pourvu !

26 (Harbarth le mauvais se moque)*
Thor a certes une grande puissance mais point de courage ;
Sous la lâche peur vous vous êtes alors réfugié en rampant dans un gant,
Oubliant vite que vous étiez le si fort Thor ;
Tellement terrorisé vous étiez alors et tellement effrayé
Qu’un simple bruit ou éternuement ne se fasse entendre par Fjalar !

27 (Thor exultant de rage)
Vous n’êtes qu’une femmelette Harbarth ; Je vous enverrai d’un coup en enfer
Si mon bras été capable de vous atteindre au-delà du glas !

28 (Harbarth rieur)
Pourquoi donc vouloir atteindre le glas alors que nous n’avons aucun différends !
Alors quoi Thor, que faisiez-vous donc avant cette joute ?

29 (Thor menaçant)
Bien à l’Est j’étais, surveillant un fleuve alors,
Là où les fils de Svarang me cherchaient ;
Des pierres ils me jetèrent ; Une brève joie ils retirèrent de cette victoire ;
Car une fois à leur portée ils en payèrent chèrement le prix !
Alors Harbarth, que faisiez-vous donc pendant ce combat ?

30 (Harbarth n’en a cure)*
A l’Est j’étais aussi, discutant avec certains,
Jouant à la Toile Blanche avec la Völva et la charmant ensuite par subterfuges ;
Je l’ai alors réjoui en l’ornant d’or et à son tour s’est offerte à mon plaisir !

31 (Thor s’inclinant)
De grandes faveurs étaient cette femme alors rencontrée.

32 (Harbarth soudain aimable)
Heureux j’aurais été alors de votre aide, Thor, pour gagner ses faveurs plus rapidement.

33 (Thor intéressé)
J’aurais été heureux d’être là et mon aide je vous aurai offerte.

34 (Harbarth dubitatif)
J’aurai pu alors vous faire confiance si vous n’êtes point traître en ce domaine !

35 (Thor piqué au vif)*
Je ne suis pas un va-nu-pieds de l’honneur ni une vieille chausse de cuir au printemps !

36 (Harbarth)
Alors quoi Thor, que faisiez-vous donc avant cette aventure ?

37 (Thor en guerrier vétéran)
A l’île d’Hesley je massacrais les épouses des Berserkers ;
La plupart étaient maléfiques, et toutes avaient trahies.

38 (Harbarth écoeuré)
Votre victoire est une honte ainsi remportée sur des Femmes, Thor !

39 (Thor offusqué)
Elles n’étaient que des Louves alors et bien peu des Femmes !
A ma barque, bien affrétée sur le rivage, elles s’attaquèrent alors,
Puis par de lourdes masses de fer elles nous menacèrent, chassant même Thjalfi ;
Alors Harbarth, que faisiez-vous donc pendant cet assaut ?

40 (Harbarth vengeur)
Dans la troupe armée j’étais qui alors s’avançait ici,
Les bannières brandies et les lances prêtent à s’empourprer de sang !

41 (Thor ébranlé)
Affirmez-vous donc que vous soyez ainsi venu porté la haine jusqu’à nous ?

42 (Harbarth stratège)
Un anneau échangé au doigt serait peut-être le bienvenue
Tel un juge de paix pour apaiser notre conflit.

43 (Thor dégoûté)
D’où vient un tel discours si infect et méprisant ?
Jamais avant je n’avais entendu de tels immondes propos !

44 (Harbarth narquois)*
Je l’ai appris des Hommes, de si vieux Hommes,
Qui demeurent dans la Halle d’une colline.

45 (Thor insatisfait)
Un nom plus juste vous devriez leur donner plutôt que celui d’un tas de pierre
Au lieu d’évoquer l’obscure Halle d’une colline !

46 (Harbarth indifférent)
De ces choses ainsi je parle !

47 (Thor n’y tient plus)
Moins ardents seraient les insultes que vous avez tant de plaisir à formuler,
Si les eaux je choisissais de traverser :
Et plus fort qu’un loup serait votre hurlement
Si j’écrasais mon marteau de guerre sur vous !

48 (Harbarth outrageant)
Sif a un amant en votre Halle, et vous devriez plutôt le rencontrer,
Mettant ainsi votre force plus à propos quand à le défier !

49 (Thor fou de colère)
Votre langue mauvaise nuie toujours mais là elle me semble bien plus venimeuse encore ;
Vous n’êtes qu’un pauvre d’esprit ! Vous mentez et je viens à vous !

50 (Harbarth ironique)
La vérité je dis pourtant mais trop lent vous êtes sur ce chemin,
Et bien loin d’ici vous seriez si vous aviez embarqué plus vite au matin !

51 (Thor furieux)
Vous n’êtes qu’une femmelette Harbarth et vous m’avez fait perdre mon temps ici !

52 (Harbarth railleur)
Je n’aurais jamais pensé qu’ainsi Asathor serait tant gêné
Sur son chemin par un simple Passeur !

53 (Thor enfin décidé)
Un seul conseil je vais donner maintenant : ramez jusqu’à cette rive !
Plus de moqueries et faites passer le père de Magni à gué.

54 (Harbarth ferme)
Par la voie menant au glas je ne vous engagerai point !

55 (Thor plus malin)
Alors montrez-moi le chemin puisque vous ne me naviguerez point sur les eaux.

56 (Harbarth honore la demande)*
Refuser votre requête serait un peu court alors qu’en est si long le parcours ;
– Il y a un temps à l’action, un autre pour les pierres –
Donc prenez la route à gauche jusqu’à atteindre le Verland ;
Là Fjorgyn y retrouvera son fils Thor
Et montrera alors à son enfant la route menant au royaume d’Odin.

57 (Thor)
Pourrais-je allé si loin ce jour ?

58 (Harbarth répond)
Avec de l’ardeur et de durs épreuves à passer,
Le soleil brillera encore je pense à votre arrivée.

59 (Thor prend congé non sans rancunes)
Bref sera maintenant nos saluts, vous qui n’usez que de seules railleries ;
Je vous ferais payer votre refus de passage si un jour nos chemins se recroisent !

60 (Harbarth prend congé non sans une dernière bravade)*
Soit alors et allez là où chaque chose de ce monde vous apportera le malheur !


 

La différence est probante dans le message, là où sans traduction et connaissance on peu voir que Thor est mis plus bas que terre par un simple passeur de guet dans la  Harbarthsljoth écrit, on remarque la grandeur et la force du dieu Thor et la leçon de sont père Odin qui est clairement identifié. Il y’a la leçon d’humilité dans les deux versions (on ne peux pas partager en se plaçant supérieur) mais il n’y a la notion du contrôle de soi que dans la version Orale. L’esprit l’emporte sur la force et la retourne même contre elle même. C’est un message important que toutes les têtes brûlées devraient méditer. Dans le Harbarthsljoth on pourrait penser que Thor est faible et qu’il se fait dominer par un simple mortel ce qui est grave. Mais dans la version Hyperboréenne, on comprend que Odin apprend à son fils et qu’il va donc le rendre meilleur avec cette bonne leçon. La puissance de Thor qui réside en nous a un aspect destructeur car elle fait naître deux choses : La force mais aussi le mauvais Ego de se sentir supérieur. Ici Odin montre a sont fils qu’il est fort mais que son mauvais Ego va lui jouer des tours.

Remerciements à S.V.

2 commentaires
  1. Excellent, merci.

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